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vendredi 31 janvier 2014

Martin Heidegger



Martin Heidegger, né le 26 septembre 1889 et mort le 26 mai 1976, est un philosophe allemand. Il est considéré comme l'un des philosophes les plus influents du XXe siècle.

Les efforts principaux de Heidegger portent sur la métaphysique traditionnelle, qu'il interprète et critique d'un point de vue phénoménologique, herméneutique et ontologique. Auteur d'Être et Temps (Sein und Zeit), sa démarche a notablement influencé la pensée contemporaine, notamment la philosophie existentialiste (qu'il récusera[1]) et la phénoménologie, les philosophes français des années 1970, les herméneutes allemands, ainsi que d'autres sciences humaines (par exemple l'herméneutique, la théologie et la psychanalyse).

La maison natale d'HeideggerMartin Heidegger est né à Messkirch (Allemagne) le 26 septembre 1889. Elevé dans un milieu très catholique (son père est sacristain), Heidegger fait des études secondaires au Lycée jésuite de Constance, ensuite de Fribourg. Puis, à l'Université de Fribourg-en-Brisgau, il suit un enseignement soutenu en théologie, des cours de philosophie, mais aussi de mathématiques et de sciences. Il se destine, sans conviction, à la prêtrise avant d'abandonner la foi. Il dira plus tard que celle-ci est radicalement incompatible avec la philosophie.
Le 31 juillet 1915 il est habilité à enseigner, comme chargé de cours, après avoir présenté sa thèse La doctrine des catégories et de la signification chez Duns Scot.

La tombe d'HeideggerAprès la Première Guerre mondiale, il devient l'assistant personnel de Husserl, avec qui il partage les réflexions et les recherches sur la phénoménologie. En 1923, il est nommé professeur non titulaire à l'Université de Marbourg. L'année suivante, il fait la connaissance de Hannah Arendt, une élève avec laquelle il a une liaison clandestine qu'il interrompt lors de son départ pour Fribourg.
Le 12 mars 1926, il présente à Husserl, à l'occasion d'une réception pour les 67 ans de celui-ci, le manuscrit de Sein und Zeit (Être et Temps), premier ouvrage qui est publié l'année suivante, à la demande du doyen de l'Université de Marbourg.
En 1928, il prend la suite de son maître Husserl, parti à la retraite, à l'Université de Fribourg. Lors des élections de 1932, il vote pour le parti national-socialiste (NSDAP), y adhére l'année suivante et y reste jusqu'en 1945.
Le 21 avril 1933, il est élu recteur de l'Université de Fribourg trois mois après l'avènement de Hitler comme chancelier du Reich (le 10 janvier 1933). Il prononce le fameux Discours du Rectorat, qui lui sera constamment opposé. En désaccord sur l'idéologie politique du national-socialisme, qui ne correspondrait pas avec l'idéal philosophique qui est le sien, il démissionne de ses fonctions administratives le 21 avril 1934 mais poursuit son enseignement jusqu’à la fin de la guerre.
En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale il est interdit d'enseigner par les vainqueurs de la guerre. Cette interdiction est levée en 1951. Aussi, reprend-il ses cours jusqu'en 1958, date de son départ à la retraite de l'Université.
Par la suite, il continue d'animer des séminaires et de participer à des colloques jusqu'en 1973.
Marié le 21 mars 1917 avec Elfride Petri, il est père de deux fils : Jörg et Hermann. Il meurt le 26 mai 1976 à Fribourg-en-Brisgau.
(source wikipédia
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vendredi 29 novembre 2013

Edgar Morin


Nationalité : France 
Né(e) à : Paris , le 8/07/1921 
Biographie : 

Edgar Morin, de son vrai nom Edgar Nahoum, né à Paris le 8 juillet 1921, est un sociologue et philosophe français.
D'origine juive séfarade, descendant d'un père commerçant juif de Salonique mais se déclarant athée (il se décrit lui-même comme d'identité néo-marrane), et fils unique, sa mère décède alors qu'il a dix ans. Il obtient une licence en histoire et géographie et une licence en droit (1942), il entre alors dans la Résistance de 1942 à 1944, comme lieutenant des Forces françaises combattantes. Il y joue un rôle actif et il rencontre notamment François Mitterrand. Il adopte alors le pseudonyme de Morin, qu’il garde par la suite. Attaché à l'État-major de la 1re Armée française en Allemagne (1945), puis Chef du bureau « Propagande » au Gouvernement militaire français (1946). À la Libération, il écrit L’an zéro de l’Allemagne où il décrit la situation du peuple allemand de cette époque. Ce livre a été apprécié en particulier par Maurice Thorez qui l'invite à écrire dans la revue Les Lettres françaises. À partir de 1949, il s’éloigne du Parti communiste français, dont il est exclu peu après, en tant que résistant antistalinien. 
Sur les conseils de Georges Friedmann, qu'il a rencontré pendant l'Occupation, et avec l'appui de Maurice Merleau-Ponty, de Vladimir Jankélévitch et de Pierre George, il entre au CNRS (1950), il y conduit en 1965 notamment une étude pluridisciplinaire sur une commune en Bretagne, publiée sous le nom de La Métamorphose de Plozevet (1967). Il y séjourne près d'un an. 
Il s’intéresse très vite aux pratiques culturelles qui sont encore émergentes et mal considérées par les intellectuels : L'Esprit du temps (1960), La Rumeur d'Orléans (1969). Il cofonde la revue Arguments en 1956. Il fonde (codirecteur de 1973 à 1989) et dirige le CECMAS (Centre d'études des communications de masse), qui publie des recherches sur la télévision, la chanson dans la revue Communications qu’il dirige et qui paraît encore aujourd’hui.
Durant les années 1960, il part près de deux ans en Amérique latine où il enseigne à la Faculté latino-américaine des sciences sociales. En 1969, il est invité à l'Institut Salk de San Diego. Il y rencontre Jacques Monod, l'auteur du Hasard et la Nécessité et y conçoit les fondements de la pensée complexe et de ce qui deviendra sa Méthode.
Aujourd'hui directeur de recherche émérite au CNRS, Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde. 
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Maurice Merleau-Ponty



Maurice Merleau-Ponty est un philosophe français, né à Rochefort-sur-Mer le 14 mars 1908 et mort le 3 mai 1961 à Paris.

Après des études secondaires terminées au lycée Louis-le-Grand à Paris, Maurice Merleau-Ponty devient élève de l'École normale supérieure, à la même époque que Sartre, et est reçu second à l'agrégation de philosophie en 1930.

D'abord professeur à Beauvais (1931-1933), puis à Chartres (1934-1935), ensuite répétiteur à l'École normale supérieure (1935-1939) et mobilisé au 5e régiment d'Infanterie et à l'état-major de la 59e division légère d'infanterie (1939-1940), il enseigne aussi au lycée Carnot (1940-1944) et en première supérieure au lycée Condorcet (1944-1945). Enfin, il obtient un doctorat de lettres en 1945 avec deux livres très importants : La Structure du comportement (1942) et la Phénoménologie de la perception (1945).

Il devient ensuite professeur de philosophie à l’université de Lyon (de 1945 à 1948), puis professeur de psychologie de l’enfant et de pédagogie à l’université de La Sorbonne (de 1949 à 1952). Enfin, il devient titulaire de la chaire de philosophie du Collège de France à partir de 1952, jusqu’à sa mort en 1961.


Merleau-Ponty fut aussi membre du comité directeur de la revue Les Temps modernes en tant qu’éditorialiste politique, de la fondation de la revue en octobre 1945 jusqu’en décembre 1952, soit à l’époque de la rupture de son amitié avec Sartre (la «rupture» eut lieu en juillet 1953)[1]. Supportant difficilement l’attitude qu’avait prise, à partir de 1950 (à l'époque de la guerre de Corée), Sartre dans la direction des Temps modernes, qui venait de se permettre de publier son article «Les communistes et la paix» (1952) sans prévenir quiconque à la revue, Merleau-Ponty appela Sartre après que celui-ci ait fait sauter sans l’avertir un texte qu’il avait rédigé pour chapeauter un article marxiste (de Sartre), qu’il estimait ne pas être publiable sans ce chapeau (dans le numéro de décembre 1952)[2]. La conversation téléphonique, tendue, dura deux heures[3], puis fut suivie de trois longues lettres où s’expriment bien sûr leurs désaccords politiques, ainsi que leurs désaccords sur le rôle de l’intellectuel, mais aussi des divergences philosophiques, voire personnelles. Ces lettres marqueront la rupture de leur amitié qui datait de leurs années d’études à l’École normale supérieure – une rupture qui ne semble jamais avoir été acceptée par l’un comme par l’autre, selon François Ewald[4].

Il meurt d'un arrêt cardiaque le soir du 3 mai 1961, à l'âge de 53 ans.



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