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vendredi 6 décembre 2013

François Rabelais


Biographie synthétique de François Rabelais (1483-1553). Prêtre catholique évangélique, médecin et écrivain humaniste de la Renaissance, l’œuvre de Rabelais relève à la fois du conte, de la parodie héroï-comique, de l'épopée et du roman de chevalerie. Elle préfigure l’une des premières formes du roman moderne.

 Les écrivains moralistes les plus remarquables du XVe siècle furent Rabelais, Amyot, Montaigne et Calvin.

Vie de Rabelais

Rabelais naquit en Touraine, dans la petite ville de Chinon, vers 1483. Son père était aubergiste, et possédait une petite fortune ; les propos et les exemptes du cabaret influèrent d’une manière fâcheuse sur l’esprit et le caractère de l’enfant. Quoiqu’il n’eût aucun goût pour l’état ecclésiastique, il fut destiné à la prêtrise. Son éducation terminée, il entra dans un couvent de Cordeliers ; c’est là qu’il commença des études sérieuses ; il laissa aux autres moines le souci des pratiques religieuses, pour se donner tout entier à la science ; seul dans son étroite cellule, sans autre secours que les livres de son couvent, il parvint à amasser un savoir prodigieux ; il se perfectionna surtout dans la langue grecque et approfondit toute la littérature ancienne. Son ardeur au travail contrastait avec la paresse de ses compagnons de cloîtres, qui étaient l’objet de ses railleries et de son profond mépris. Il alla un jour jusqu’à s’affubler d’un costume de saint François et se mit dans l’église à la place de la statue du saint, pour faire croire au miracle les bonnes gens qui viendraient s’agenouiller devant lui. Cette impiété lui coûta cher, car on le fit descendre de sa niche, on le fouetta jusqu’au sang et il fut mis au pain et à l’eau dans les prisons du monastère pour le reste de ses jours. Il en sortit, grâce à l’intervention de quelques amis ; de là, il entra dans l’ordre de saint Benoît. Bientôt il s’évada, et devint secrétaire de l’évêque de Maillezais, qui avait été son compagnon d’études.

C’est alors qu’il fut mis en rapport avec plusieurs hommes distingués : Clément Marot, Calvin et le savant Budé. Mais ces relations ayant failli lui attirer les rigueurs du clergé, Rabelais jugea prudent de fuir le danger, et à l’âge de quarante-deux ans, il alla à Montpellier pour y étudier la médecine.

Il ne tarda pas à être reçu docteur et à se faire une telle réputation de savoir et d’esprit qu’il fut choisi par la Faculté de Montpellier pour venir réclamer à Paris, auprès du chancelier Duprat, le rétablissement de certains privilèges universitaires. N’ayant pas été reçu. Rabelais imagina de s’affubler un matin d’un costume grotesque et se mit à se promener magistralement sous les fenêtres du chancelier. Il se présenta au portier, à qui il parla latin. Le portier, fort en peine, fit appeler le secrétaire du chancelier ; Rabelais lui parla grec ; il continua ainsi, répondant successivement aux messagers en espagnol, en italien, en allemand, en anglais, en hébreu, tant qu’enfin le chancelier donna ordre d’introduire cet étrange personnage qui fit alors sa requête en bon français, et obtint le rétablissement des privilèges universitaires.

À peine reçu docteur. Rabelais alla s’établir à Lyon, pour y exercer la médecine. C’est là qu’il publia l’Histoire du grand Gargantua. Quoique ce livre ne fut qu’une ébauche de celui qu’il publia plus tard, il en fut plus vendu en deux mois, dit-il, que de Bibles en neuf ans. Encouragé par ce succès, il publia l’année suivante, Pantagruel. Ce livre eut une telle vogue, qu’on en fit trois éditions en un an.

Le cardinal Du Bellay, évêque de Paris, vit Rabelais à Lyon et lui offrit de l’emmener avec lui à Rome, où il allait comme ambassadeur. Rabelais accepta et partit en qualité de médecin et de secrétaire du cardinal. Là, il se permit, dit-on, devant le Saint-Père, une parole très irrévérencieuse ; effrayé aussitôt d’avoir parlé si légèrement, il sort, saute sur un cheval et le lance au galop, malgré un orage terrible qui venait d’éclater avec des torrents de pluie ; comme on lui criait de s’arrêter : « J’aime mieux être mouillé que brûlé », répondit-il. On parvint néanmoins à le rassurer et il fut ramené à Rome où Clément VII lui pardonna.

Après six mois de séjour, Rabelais fut rappelé en France pour porter au roi quelque communication secrète de l’ambassade. En passant par Lyon, il fut forcé de s’arrêter dans une hôtellerie, faute d’argent pour continuer sa route. Pendant un quart d’heure, il fut fort embarrassé ; cet embarras est passé en proverbe sous le nom de quart d’heure de Rabelais ; tout à coup il imagine le plus imprudent stratagème ; il fait écrire par un enfant des étiquettes portant ces mots : Poison pour faire mourir le roi… Poisson pour faire mourir la reine, et il les attache à de petits sachets remplis d’une poudre inoffensive ; bientôt les magistrats en sont informés ; on se saisit du prétendu empoisonneur, on l’enferme dans une litière, et on l’emmène sous bonne escorte à Paris, sans qu’il lui on coûtât rien. Il arrive ainsi devant François Ier, raconte sa ruse, en donne la preuve en avalant le prétendu poison ; le roi rit beaucoup de l’aventure.

Sous Henri II, il se fit nommer curé de Meudon, au grand scandale des dévots. Il mourut deux ans après, à l’âge de soixante-dix ans. Ses derniers moments ont été racontés de différentes manières. Suivant les uns, il aurait eu une mort édifiante ; suivant d’autres, au contraire, il serait mort en impie. Avant de rendre l’âme, il recueillit ses forces pour s’écrier avec un éclat de rire : « Tirez le rideau, la farce est jouée. »

Le chef-d’œuvre de Rabelais est le roman intitulé Gargantua. Sous des apparences folles et bouffonnes, ce roman cache un but profond, que Rabelais nous invite à découvrir dans la préface même de l’ouvrage. Il conseille à son lecteur d’imiter le chien, « la bête du monde la plus philosophe, dit-il ; le chien ne dédaigne pas l’os qu’on lui jette : il le garde, il l’entame, il le brise, il le suce. Pourquoi ? Quel bien prétend-il ? Rien de plus qu’un peu de moelle. Prenez exemple sur le chien. En ouvrant un livre, qui en apparence est grossier, cherchez-y la substance et la doctrine. »

Ce livre est en effet la satire mordante du moyen âge. Rabelais a passé en revue la société tout entière : la royauté, la magistrature, le clergé, les cloitres, la juridiction des baillis, celle des sénéchaux, du haut parlement, tout cela vient figurer dans son poème, et lorsqu’il entreprend avec Panurge cette longue odyssée, ce voyage à travers des terres inconnues, le pays qu’il découvre est une terre allégorique et satirique, qui représente quelque canton de la société contemporaine : voilà le sens véritable, le sens profond de l’œuvre. Les géants du poème représentent les rois et les seigneurs de l’époque, qui, semblables à Gargantua, épuisent à eux seuls tous les revenus de leurs provinces.

Ce n’est pas sans raison que Rabelais employa l’allégorie : cette forme lui permettait de dire la vérité sans encourir le danger d’être brûlé vif. Néanmoins, malgré toutes ces précautions, les allusions furent parfois si transparentes qu’il jugea prudent de fuir. Son livre fut condamné par le Parlement.

On regrette que la forme de cet ouvrage en rende la lecture impossible. Rabelais semble affectionner les expressions les plus ordurières, les images les plus obscènes. Sous ces déplorables grossièretés de langage, on trouve un trésor de bon sens, de jugement, de profondeur de pensée, de verve originale. Boileau a dit de cet ouvrage : « C’est la raison déguisée en masque », et La Bruyère : « Là où Rabelais est bon, il satisfait les goûts les plus délicats, là où il est mauvais, il tombe dans la plus grossière indécence. »


[Source : Daniel Bonnefon, Les Écrivains célèbres de la France, Librairie Fischbacher, 1895]
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dimanche 17 novembre 2013

William Shakespeare


Si son œuvre a traversé les siècles pour devenir un monument de la littérature universelle, l’histoire de Shakespeare semble condamnée à être écrite au conditionnel tant elle est sujette à controverse. Que de thèses échafaudées sur la véritable identité du dramaturge anglais, sur les pièces qu’il aurait écrites ou sur la vie qu’il a menée. Son existence même a été parfois remise en cause. Si la France a attendu le XXème siècle pour entendre une controverse sur la paternité des textes de Molière, Shakespeare voit sa légitimité remise en question dès le milieu du XIXème siècle au profit de Bacon, Marlowe, voire de la reine Elisabeth en personne. Tel Homère, père mythique de la littérature grecque, les auteurs devenus le symbole de leur langue  - ne dit-on pas la « langue de Shakespeare » ou la « langue de Molière »  - souffrent aujourd’hui de fortes suspicions. Il est vrai que Shakespeare, avec un parcours parfois obscur et des textes retouchés par la postérité, est particulièrement mal logé. Cependant, la biographie « orthodoxe » reste la plus reconnue, dût-elle s’accommoder de bizarreries « mythologiques » telle qu’une date et un lieu de naissance s’accordant parfaitement avec la date et le lieu de mort.

De la jeunesse privilégiée à la « disparition »
Puis, on perd la trace de Shakespeare pour longtemps. On ne sait quasiment rien de ses années de formations. L’hypothèse traditionnelle est que Shakespeare aurait quitté Stratford pour éviter les représailles d’un certain sir Thomas Lucy sur les terres duquel il aurait braconné. Il aurait alors rejoint Londres. Mais cette supposition repose surtout sur l’anecdote du délit de chasse de Falstaff dans Henry IV. Aucun élément matériel ni témoignage n’est en mesure de la confirmer. 

Toujours est-il qu’en 1592, la plume assassine du dramaturge Robert Greene rend compte de la présence de Shakespeare à Londres dans le milieu théâtral. Greene stigmatise en effet le jeu et la plume du Stratfordien dans un pamphlet nommé « Un liard de malice ». Pendant les dix années entre son mariage et ce fameux article, on ne sait rien de l’auteur : d’époux précoce à Stratford, il est devenu dramaturge et acteur reconnu sur la scène effervescente du théâtre élisabéthain. Mais la route qu’il a empruntée nous reste inconnue. C’est d’ailleurs un point qui alimente les thèses critiques sur l’identité de Shakespeare.
Puis, on perd la trace de Shakespeare pour longtemps. On ne sait quasiment rien de ses années de formations. L’hypothèse traditionnelle est que Shakespeare aurait quitté Stratford pour éviter les représailles d’un certain sir Thomas Lucy sur les terres duquel il aurait braconné. Il aurait alors rejoint Londres. Mais cette supposition repose surtout sur l’anecdote du délit de chasse de Falstaff dans Henry IV. Aucun élément matériel ni témoignage n’est en mesure de la confirmer. 
Toujours est-il qu’en 1592, la plume assassine du dramaturge Robert Greene rend compte de la présence de Shakespeare à Londres dans le milieu théâtral. Greene stigmatise en effet le jeu et la plume du Stratfordien dans un pamphlet nommé « Un liard de malice ». Pendant les dix années entre son mariage et ce fameux article, on ne sait rien de l’auteur : d’époux précoce à Stratford, il est devenu dramaturge et acteur reconnu sur la scène effervescente du théâtre élisabéthain. Mais la route qu’il a empruntée nous reste inconnue. C’est d’ailleurs un point qui alimente les thèses critiques sur l’identité de Shakespeare.
Toujours est-il qu’en 1592, la plume assassine du dramaturge Robert Greene rend compte de la présence de Shakespeare à Londres dans le milieu théâtral. Greene stigmatise en effet le jeu et la plume du Stratfordien dans un pamphlet nommé « Un liard de malice ». Pendant les dix années entre son mariage et ce fameux article, on ne sait rien de l’auteur : d’époux précoce à Stratford, il est devenu dramaturge et acteur reconnu sur la scène effervescente du théâtre élisabéthain. Mais la route qu’il a empruntée nous reste inconnue. C’est d’ailleurs un point qui alimente les thèses critiques sur l’identité de Shakespeare.
Le dramaturge et acteur du Globe Theatre
A défaut de connaître véritablement Shakespeare, on distingue quatre périodes dans ces œuvres. De 1590 à 1594, celles-ci répondent aux attentes des autorités : elles mettent en scène des drames historiques et politiques tels que Henry VI et Richard III. La sagesse, l’harmonie des pouvoirs sont opposées aux désordres et injustices nés de l’ambition personnelle. Shakespeare écrit dans la même période de nombreuses comédies comme La Mégère apprivoiséeet des œuvres poétiques tel que Vénus et Adonis. Les œuvres de la période suivante, de 1594 à 1600, appartiennent à des registres proches. Ainsi le dramaturge écrit Henry IV mais aussi duSonge d’une nuit d’été, un exemple caractéristique des comédies au ton fantaisiste de l’époque. Mais Shakespeare y écrit aussi l’une de ses tragédies les plus connues : Roméo et Juliette. 

A partir de 1600, les œuvres prennent un ton plus grave et sont empreintes de pessimisme. Ainsi, dans Hamlet, le jeune prince du Danemark, confronté à la nécessité de la vengeance, peine à trouver les forces pour accomplir son destin tragique et entretient un rapport ambigu avec la mort.Mort, démesure, pour ne pas dire folie, sont en effet des thèmes récurrents de ces tragédies. Ainsi, dans le personnage d’Ophélie, amour, folie et suicide s’enchaînent dans un inéluctable crescendo. Quant au tyran Macbeth, il règne dans le sang et la déraison. Même les comédies n’en sont plus vraiment, tant le pessimisme pointe derrière l’humour. Ainsi Tout est bien qui finit bien ou encore Mesure pour mesure sont désormais classées comme des « pièces à problèmes ».

Malheureusement, on ne connaît aucun élément biographique qui permette de comprendre ce changement dans l’écriture de Shakespeare. Au cours de cette période, qui court jusqu’à 1608, la troupe, bien installée au Globe puis au Blackfriars, change de nom après la mort de la reine Elisabeth en 1603. Elle prend alors de nom de « King’s Men » (troupe du roi). 

Après 1608, les tragédies laissent place à des tragi-comédies moins noires mais qui n’en demeurent pas moins graves, par exemple le Conte d’hiver ou encore la Tempête.
A défaut de connaître véritablement Shakespeare, on distingue quatre périodes dans ces œuvres. De 1590 à 1594, celles-ci répondent aux attentes des autorités : elles mettent en scène des drames historiques et politiques tels que Henry VI et Richard III. La sagesse, l’harmonie des pouvoirs sont opposées aux désordres et injustices nés de l’ambition personnelle. Shakespeare écrit dans la même période de nombreuses comédies comme La Mégère apprivoiséeet des œuvres poétiques tel que Vénus et Adonis. Les œuvres de la période suivante, de 1594 à 1600, appartiennent à des registres proches. Ainsi le dramaturge écrit Henry IV mais aussi duSonge d’une nuit d’été, un exemple caractéristique des comédies au ton fantaisiste de l’époque. Mais Shakespeare y écrit aussi l’une de ses tragédies les plus connues : Roméo et Juliette. 
A partir de 1600, les œuvres prennent un ton plus grave et sont empreintes de pessimisme. Ainsi, dans Hamlet, le jeune prince du Danemark, confronté à la nécessité de la vengeance, peine à trouver les forces pour accomplir son destin tragique et entretient un rapport ambigu avec la mort.Mort, démesure, pour ne pas dire folie, sont en effet des thèmes récurrents de ces tragédies. Ainsi, dans le personnage d’Ophélie, amour, folie et suicide s’enchaînent dans un inéluctable crescendo. Quant au tyran Macbeth, il règne dans le sang et la déraison. Même les comédies n’en sont plus vraiment, tant le pessimisme pointe derrière l’humour. Ainsi Tout est bien qui finit bien ou encore Mesure pour mesure sont désormais classées comme des « pièces à problèmes ».

Malheureusement, on ne connaît aucun élément biographique qui permette de comprendre ce changement dans l’écriture de Shakespeare. Au cours de cette période, qui court jusqu’à 1608, la troupe, bien installée au Globe puis au Blackfriars, change de nom après la mort de la reine Elisabeth en 1603. Elle prend alors de nom de « King’s Men » (troupe du roi). 

Après 1608, les tragédies laissent place à des tragi-comédies moins noires mais qui n’en demeurent pas moins graves, par exemple le Conte d’hiver ou encore la Tempête.
A partir de 1600, les œuvres prennent un ton plus grave et sont empreintes de pessimisme. Ainsi, dans Hamlet, le jeune prince du Danemark, confronté à la nécessité de la vengeance, peine à trouver les forces pour accomplir son destin tragique et entretient un rapport ambigu avec la mort.Mort, démesure, pour ne pas dire folie, sont en effet des thèmes récurrents de ces tragédies. Ainsi, dans le personnage d’Ophélie, amour, folie et suicide s’enchaînent dans un inéluctable crescendo. Quant au tyran Macbeth, il règne dans le sang et la déraison. Même les comédies n’en sont plus vraiment, tant le pessimisme pointe derrière l’humour. Ainsi Tout est bien qui finit bien ou encore Mesure pour mesure sont désormais classées comme des « pièces à problèmes ».
Malheureusement, on ne connaît aucun élément biographique qui permette de comprendre ce changement dans l’écriture de Shakespeare. Au cours de cette période, qui court jusqu’à 1608, la troupe, bien installée au Globe puis au Blackfriars, change de nom après la mort de la reine Elisabeth en 1603. Elle prend alors de nom de « King’s Men » (troupe du roi). 

Après 1608, les tragédies laissent place à des tragi-comédies moins noires mais qui n’en demeurent pas moins graves, par exemple le Conte d’hiver ou encore la Tempête.
Malheureusement, on ne connaît aucun élément biographique qui permette de comprendre ce changement dans l’écriture de Shakespeare. Au cours de cette période, qui court jusqu’à 1608, la troupe, bien installée au Globe puis au Blackfriars, change de nom après la mort de la reine Elisabeth en 1603. Elle prend alors de nom de « King’s Men » (troupe du roi). 
Après 1608, les tragédies laissent place à des tragi-comédies moins noires mais qui n’en demeurent pas moins graves, par exemple le Conte d’hiver ou encore la Tempête.
Après 1608, les tragédies laissent place à des tragi-comédies moins noires mais qui n’en demeurent pas moins graves, par exemple le Conte d’hiver ou encore la Tempête.
Le retour à Stratford

Bien qu’il ait bénéficié de la reconnaissance du public et de la cour de son vivant, le destin de William Shakespeare reste mal connu, sinon dans les grands traits. Pourtant ses œuvres complètes sont éditées dès 1623 dans le fameux Folio. En fait, elles ne sombreront jamais dans l’oubli en Angleterre. En France, il faut attendre les romantiques pour que Hamlet ou encore leSonge d’une nuit d’été soient reconnus et appréciés. Mais depuis, Shakespeare est pensé comme un auteur essentiel au même titre que les écrivains nationaux. C’est d’ailleurs le cas dans de nombreux pays où les pièces sont encore représentées régulièrement. Les mises en scène, souvent très dépouillées ou transposées dans le monde actuel, témoignent de la modernité de Shakespeare. Avec de multiples adaptations de Hamlet, Macbeth ou encore Roméo et Juliette, le cinéma rend aussi régulièrement hommage au dramaturge anglais.

Bien qu’il ait bénéficié de la reconnaissance du public et de la cour de son vivant, le destin de William Shakespeare reste mal connu, sinon dans les grands traits. Pourtant ses œuvres complètes sont éditées dès 1623 dans le fameux Folio. En fait, elles ne sombreront jamais dans l’oubli en Angleterre. En France, il faut attendre les romantiques pour que Hamlet ou encore leSonge d’une nuit d’été soient reconnus et appréciés. Mais depuis, Shakespeare est pensé comme un auteur essentiel au même titre que les écrivains nationaux. C’est d’ailleurs le cas dans de nombreux pays où les pièces sont encore représentées régulièrement. Les mises en scène, souvent très dépouillées ou transposées dans le monde actuel, témoignent de la modernité de Shakespeare. Avec de multiples adaptations de Hamlet, Macbeth ou encore Roméo et Juliette, le cinéma rend aussi régulièrement hommage au dramaturge anglais.

Bien qu’il ait bénéficié de la reconnaissance du public et de la cour de son vivant, le destin de William Shakespeare reste mal connu, sinon dans les grands traits. Pourtant ses œuvres complètes sont éditées dès 1623 dans le fameux Folio. En fait, elles ne sombreront jamais dans l’oubli en Angleterre. En France, il faut attendre les romantiques pour que Hamlet ou encore leSonge d’une nuit d’été soient reconnus et appréciés. Mais depuis, Shakespeare est pensé comme un auteur essentiel au même titre que les écrivains nationaux. C’est d’ailleurs le cas dans de nombreux pays où les pièces sont encore représentées régulièrement. Les mises en scène, souvent très dépouillées ou transposées dans le monde actuel, témoignent de la modernité de Shakespeare. Avec de multiples adaptations de Hamlet, Macbeth ou encore Roméo et Juliette, le cinéma rend aussi régulièrement hommage au dramaturge anglais.

William Shakespeare naît le 23 avril 1564 à Stratford-sur-Avon dans le comté de Warwick en Angleterre au sein d’une famille catholique. Son père John est un ancien paysan enrichi devenu gantier et Mary Arden, sa mère, est issue de la bourgeoisie. De la jeunesse de William, on ne connaît que peu de choses, sinon qu’il fut certainement l’élève de l’école de Stratford et que son père eut apparemment des difficultés financières. En novembre 1582, William épouse Anne Hathaway, femme de huit ans son aînée et qui lui donne un enfant dès le mois de mai. Suivent des jumeaux en février 1585.
Alors que le théâtre élisabéthain culmine à Londres, Shakespeare gagne le goût des autorités, ce qui lui assure succès et situation financière confortable. Il s’établit au Théâtre du Globe avec la compagnie des « Lord Chamberlain’s Men », dont il est l’un des sociétaires. La troupe prend le nom de leur protecteur Lord Chamberlain, alors censeur officiel des représentations théâtrales.
En 1611, Shakespeare décide de se retirer du théâtre et de prendre sa retraite sur ses terres natales. Sur ses cinq dernières années, on sait juste que Shakespeare a eu quelques démêlés judiciaires quand à la possession de terrains. Il s’éteint le 23 avril 1616 à l’âge de 52 ans. Enterré dans le chœur de l’église de la Trinité à Stratford, il laisse derrière lui une œuvre impressionnante et un épitaphe explicite maudissant quiconque ouvrirait ou déplacerait sa tombe. 
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mercredi 13 novembre 2013

Étienne de La Boétie

Étienne de la Boétie était un écrivain, philosophe et poète français de la Renaissance du XVIème siècle. Il a été notamment reconnu pour son œuvre "Le Discours de la Servitude Volontaire". Ainsi, nous décrirons tout d'abord la vie de celui-ci, puis sa bibliographie.

Sa vie

Né en 1530 à Sarlat, proche de Bordeaux, il est le fils d'une famille de magistrats, son père étant le lieutenant du Sénéchal du Périgord. Durant son enfance, il grandira au milieu de la bourgeoisie. Mais, c'est à la mort de son père durant sa jeunesse qu'il va être envoyé chez son oncle. Un oncle à qui il doit toute son éducation et qui le fera devenir ce qu'il sera.
À la fin de sa jeunesse, il s'éprend pour la philosophie. Il écrira dès lors plusieurs textes en français, en latin et en grec. Grâce à sa grande maîtrise des langues et son amour pour la philosophie, il deviendra l'un des grands traducteurs de Xénophon ou encore Virgile.
Il va ensuite entrer à l'université d'Orléans où il y étudiera le droit à 18 ans. C'est durant cette période qu'il rédigera son œuvre majeure "Le Discours de la Servitude Volontaire", dans laquelle il critique ouvertement la tyrannie.
Après ses études, il devient conseiller au parlement bordelais en 1553 avant d'être promu en tant que Conseiller à la cour. En 1560, il va entreprendre les négociations de paix, luttant contre les guerres de religion et se mariera avec Marguerite de Carle.
Malheureusement, il va tomber malade de la dysenterie en 1563. Ainsi, sa santé se dégrade très rapidement. Il cherchera alors à rejoindre le Médoc, les terres de sa femme, où il y cherche un environnement sain pour guérir, loin de la peste qui fait rage dans le Périgord.
Malgré cela, son état de santé ne s'améliore pas et il ne parvient même pas jusqu'au Médoc et est contraint de s'arrêter sur la route à cause de la douleur. Il se reposera alors chez un ami qu'il a rencontré au Parlement et comprendra que son heure est proche et va donc écrire son testament.
Il mourra en août 1563 à Germignan près de Bordeaux à l'âge de 32 ans. De nos jours, de nombreuses rues porte le nom de la Boétie, par exemple le 5 rue la Boétie à Paris dans le Vème arrondissement.

Bibliographie

  • 1576, "Discours de la servitude volontaire".
  • 1576, Mémoire touchant l'Édit de janvier 1562.
Mais il sera aussi de nombreuses fois citées dans les livres d'autres auteurs tels que :
  • "Les Essais de Montaigne".
  • "Effets secondaires" de Franck Deroche.
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mardi 5 novembre 2013

More (Thomas) [1478-1535]



Humaniste anglais, savant, avocat, ami de Linacre et d’Érasme, page du cardinal Morton, archevêque de Canterbury, More connaît une carrière politique brillante – après s’être opposé en 1507 à Henri VII dont il dénonce les exactions - grâce à Henri VIII et devient ambassadeur puis grand chancelier en 1529. Il est jugé pour haute trahison et décapité le 6 juin 1535 : catholique sincère, il refuse de se rallier à l’Acte de Suprématie signé par le Parlement faisant du roi le chef suprême de l’Eglise anglaise. Il sera canonisé 400 ans après son exécution. Il est l’auteur d’une utopie très célèbre écrite en latin en 1516 et traduite en allemand (1524), en italien (1548), en français (1550), en hollandais (1553). La version anglaise voit le jour en 1551 seulement et le texte aura un grand retentissement, inventant un concept et influençant durablement de nombreux auteurs.
L’Utopie prend la forme d’un récit fait à l’Auteur par Raphaël Hythlodée, voyageur ayant passé cinq ans en Utopie et exposant en détail l’état social d’un pays inventé. Sous ce prétexte littéraire, le livre I – dont la composition est postérieure au livre II – dénonce les faiblesses d’un état de fait en évoquant en particulier les Achoriens, peuple victime d’un souverain administrant deux royaumes, et les Macariens dirigés avec bonheur par un souverain travaillant pour la prospérité de l’état. Dans le livre second, l’île est minutieusement décrite et se révèle proche de l’Atlantide de Platon, à la différence que cette dernière est une communauté aristocratique reposant sur le travail d’esclaves.
Cette île en croissant, fortifiée, protégée, est née du naufrage, au IIIe siècle avant Jésus-Christ, d’un navire romain : Abraxa – premier nom de l’île – devient alors Utopia, sur la volonté d’Utopus, chef des Romains. Celui-ci commence par creuser un isthme de séparation avec le continent et instaure un système politique démocratique et parlementaire dont la cellule de base est la famille agricole : chacune comprend 40 membres, une cité en comporte 6000, et l’île abrite 54 cités, soit 13 millions d’habitants. La propriété privée n’existe pas – chacun obtient ce dont il a besoin et les familles changent de maison tous les dix ans –, l’oisiveté est inconnue, chaque habitant doit effectuer un service agricole de deux ans et la production est ramenée à l’utile. La journée se répartit en trois étapes - six heures de travail, neuf heures de sommeil, neuf heures pour les repas et les loisirs (s’instruire, converser, faire de la musique) –, et seuls sont exemptés de travail ceux aptes aux études, aux sciences et aux lettres. L’or est méprisé et les habitants définissent la vertu comme "vivre selon la nature". Cette communauté paisible et fraternelle limite ses relations avec l’extérieur, déteste la guerre, autorise toutes les religions… mais interdit la libre-circulation, exige l’absolue transparence et maltraite les Utopiens qui ont commis des crimes.
Loin de toute Providence divine, cette société idéale est réalisée par des moyens humains : les Utopiens sont des hommes avec les qualités et les limites de leur condition. Et par là ils invitent à l’espoir.



1 Le titre de la première traduction française est La description de l’île d’Utopie où est compris le miroir des républiques du monde, et l’exemplaire de vie heureuse : rédigée par écrit en style très élégant de grand’hautesse et majesté par illustre bon et savant personnage Thomas Morus citoyen de Londres et chancelier d’Angleterre, avec l’épître liminaire composée par Monsieur Budé maître des requêtes du feu Roi François Premier de ce nom (1550).
2 Le mot latin "Utopia", construit à partir du grec ou, "non, ne… pa ", et detopos "région, lieu", est le nom d’une île située "en aucun lieu" 
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dimanche 16 juin 2013

Pierre de Ronsard

Pierre de Ronsard est né en septembre 1524, Ronsard est un des poètes les plus important du XVIe siècle. Il est d’abord page de beaucoup d’aristocrates, dont le fils du roi François Ier. Des bénéfices ecclésiastiques lui assurent un revenu régulier qui lui enlève tout souci matériel; ce qui lui vaut de consacrer sa vie à la poésie.
Ronsard, adepte de l’épicurisme est une des figures majeures de la littérature poétique de la Renaissance. Il créa la Pléiade avec l’aide de Joachim du Bellay et Antoine de Baïf, la pléiade est un groupe de sept personnes qui ne veut pas que la langue française devienne une langue morte comme le Latin. Il s’installe à Paris en 1544. C’est là qu’il contribue à former la Pléiade, groupe d’écrivains qui se donnent comme mission d’enrichir la langue français et de créer une véritable littérature française. Grand humaniste, il devient le poète le plus important du groupe avec Joachim du Bellay, qui rédige en 1549 la Défense et Illustration de la langue française.
Il devient en 1558 poète officiel de la cour, avec le titre de conseiller et d’aumônier ordinaire du roi.
Grand humaniste, il veut une poésie inspirée de l’antiquité
Ronsard à publié deux recueils, un premier intitulé « Les amours de Cassandre » publié en 1552, il porte sur Cassandre Salviati, fille de Bernado Salviati (Un des banquiers de François Ier). Et un autre intitulé « Sonnets pour Hélène » paru en 1578, ce recueil est dédié à Hélène une servante de la reine de France Catherine de Médicis dont le poète fut amoureux.
Ronsard meurt le 28 décembre 1585.
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